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Le blog d'Annaïg

  • : Ici c'est comme dans ma vie, dans ma tête et dans mon sac à main : il y a tout ce qu'il faut, mais c'est le bazar : mon bric à brac à moi pour partager un peu tout et même des petits riens!
  • : 24/11/2006

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  • annaiguillaume
  • : la belette
Lundi 6 juillet 2009

Par la belette


Voici une des spécialités de la maman de Lila, une camarade de classe de la mini belette.

Je me doute que certains vont se méfier :

A priori l'aspect du dessert est assez quelconque et le terme de pudding rappelle une accumulation de morceaux de gateaux ou biscuits permettant un "recyclage" des denrées non consommées dans bon nombre de patisseries.
On se méfie, donc...

La surprise n'en est que meilleure quand on découvre ce pudding : très parfumé (cannelle et bananes se marient à merveille), sa texture allie le croustillant des bananes caramélisées et le moelleux de la pâte à clafoutis qui entre (partiellement) dans sa composition .
Idéal encore tiède avec une boule de glace vanille, il est aussi très bon seul, au goûter!
Le mode de préparation fait que la texture est parfois surprenante : dans le fond du plat, de petites zones caramélisées au gout de banane sont une pure gourmandise!



Il vous faut :
250g + 50 g de scure en poudre (mieux avec de la cassonnade)
125 g de farine
1 sachet de levure chimique
1 cuillère à soupe de cannelle
8 bananes
100 g de beurre ou de margarine
3 oeufs
20 cl de lait

Mélanger 250 g de sucre, la farine et la levure.
Dans un bol, mélanger la cannelle et 50 g de sucre.
Beurrer un plat à gratin.
Verser la moitié du mélange sucre, farine dans le plat.
Couvrir avec 4 bananes coupées chacune en 3 dans le sens de la longueur.
Verser le reste du mélange sucre, farine sur les bananes.
Poser encore une couche de bananes et les morceaux de margarine ou de beurre.
Saupoudrer du mélange sucre et cannelle.
Battre les oeufs et le lait. Verser sur la préparation dans le moule et piquer avec une fourchette pour que le liquide pénètre.
Glisser au four préchauffé à 180°C (th 6)
Laisser bien dorer environ 50 minutes à une heure.


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Mercredi 1 juillet 2009

Par la belette
Voici une recette de brioche allemande avec une croute très croustillante et dorée et une texture bien aérée! On l'a beaucoup vue sur la blogosphère, elle ne pouvait pas me rester inconnue plus longtemps!




450g de farine
5g de sel
50g de sucre en poudre
50g de beurre
120ml de lait
20g de levure fraiche
3oeufs
40g de beurre fondu

préparez un moule de 20*20 cm ou rond...en le beurrant bien.

Mélangez la farine, le sel et le sucre.

Faites fondre le beurre, puis ajoutez le lait.

Laissez tiédir et délayez la levure dans ce mélange.

Ajoutez un peu de de farine afin d'avoir une pâte fluide un peu épaisse. Recouvrez la surface d'un peu de farine et laissez lever 30 minutes.

Pétrissez et ajoutez un à un les oeufs en alternant avec un peu de farine. Cela dure environ 10 minutes.
Laissez levez 2h, puis faites retomber la pâte et formez des petites boules de 40à 65g. Rangez les dans le moule.

Version MAP : mettez tous les ingrédients dans le bol de la MAP en commencant par les liquides. Lancez un programme pâte et récupérez la pâte souple en fin de programme. Formez les boules en fin de programme.

Beurrez le dessus des boules, filmez et laissez lever 1h / 1h30, jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume.

 

Préchauffez le four à 190°C.

Répartissez le restant de beurre fondu sur le dessus de la Buchty et faites cuire 25 minutes environ.

Démoulez, laissez refroidir et saupoudrez de sucre glace.




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Mardi 30 juin 2009

Par la belette

Paris qui mesure notre émoi...



J'emprunte au grand Jacques ces quelques mots pour évoquer rapidement la journée de la fête de la  Musique.

Cette année nous n'avons pas pu pleinement en profiter car c'est en soirée qu'a lieu l'essentiel des manifestations et nous n'avions trouvé de gentille nounou que pour l'après midi.

Aussi, nous sommes allés pour midi à Paris et nous avons assisté à des représentations de groupes d'enfants, des écoles de musique, dans la rue, du côté du Père Lachaise.

Nous avons ensuite flâné jusqu'à un restaurant japonais terrible où nous avons passé un délicieux moment puis nous avons continué à errer tout en nous dirigeant vers la Bellevilloise.

Bien sûr, nous sommes arrivés en plein dans l'intermède de l'après midi, période de pause où, si les salles de restauration et le bar étaient accessibles, il n'y avait pas de musique "live" prévue...

Nous avons donc continué notre promenade musicale, nous arrêtant au gré de nos envies, seulement guidés par les sonorités qui nous parvenaient parfois de très loin.

Même si nous n'avons pas profité de cette fête autant que nous l'espérions, ça a été comme toujours un très bon moment : voir des musiciens et/ou chanteurs même amateurs partager leur talent, leur passion, avec un enthousiasme non dissimulé et une volonté de bien faire extrêmement  touchante nous a permis de vivre une après midi riche en émotions.

C'est tout ce que nous en attendions!

Nous sommes rentrés trop tôt à notre goût mais satisfaits d'avoir pu participer à cette grande communion musicale.

La musique au coeur des préoccupations, la ville qui résonne de la diversité de toutes les bonnes volontés mêlées, de l'art gratuit, pour tous sans distinction sociale, une fraternité palpable : cette fête de la musique a su tenir ses promesses...Merci à tous ceux qui sont descendus dans la rue et ont permis à cette journée d'être une vraie fête!


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Vendredi 26 juin 2009

Par la belette

J'ai goûté dernièrement un pudding aux bananes absolument divin...

J'ai la recette que je prévois de tester la semaine prochaine et de mettre en ligne si j'ai l'accord de celle qui me l'a gentiment donnée.

En attendant, voici la chanson qui m'obsède depuis, chaque fois que j'entends le mot "pudding" en fait, elle me trotte dans la tête.

 Je me souviens très bien de ma soeur et moi, en train de danser et chantonner tout en riant fort devant cette séquence:


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Jeudi 25 juin 2009

Par la belette

Entendu sur France Inter : "L'âge de la retraite, pour les fonctionnaires, est repoussé à 67 ans".

Ces propos, qui auraient plutôt dû me faire pleurer, ont réussi à m'arracher un sourire.

Une explication s'impose :

A table, l'avant veille, une de mes collègues plaisantait : "Vu ce qu'on nous réserve en matière de retraite et le peu d'élèves handicapés accueillis par notre établissement, les nombreux accès pour personnes à mobilité réduite prévus dans le cadre de la réhabilitation du lycée serviront davantage aux profs qu'aux élèves".

Boutade qui fait rire la tablée, intimement convaincue qu'elle se trompe et que l'exagération de son propos vise à déclencher notre hilarité.

Car enfin, nous constatons tous à quel point, quand l'âge de la retraite approche, les conditions d'enseignement deviennent difficiles pour la plupart des collègues...

Est ce la faute à la trop grande différence d'âge, aux problèmes de communication, à l'usure tout simplement...

Toujours est il que les choses se compliquent alors.

Partant de ce constat, il me vient des angoisses concernant l'avenir de cette profession.

Alors que la relation aux élèves devient (ne nous voilons pas la face) de plus en plus compliquée d'année en année et requiert toujours plus d'efforts et d'énergie, alors que l'on demande aux profs de cumuler toujours plus de fonctions sans pour autant que leur image en soit améliorée (au contraire?), voilà qu'on nous promet des fins de carrière qui n'en finissent pas!

Outre le fait qu'un repos bien mérité semble s'imposer passé un certain âge, j'appréhende quelque peu la confrontation de générations trop éloignées : car enfin, à 67 ans, on n'entreprend pas une classe de 35 élèves qui peuvent être âgés de 12 à 19 ans avec la même énergie qu'en début de carrière.

Ainsi va la France, qui, pour combler les déficits, a décidé de mettre en faillite la fonction publique.

Je vois en effet dans cette annonce une entreprise (une de plus) visant à mettre à mal l'Education Nationale.

Comme avant celle-ci la diminution drastique du nombre de surveillants et d'enseignants dans les établissements scolaires depuis plusieurs années, qui n'est pas sans relation avec les accès de violence constatés dernièrement et dont s'offusque le gouvernement tout entier.

Comme le manque absolu de respect dont témoignent les politiques à l'encontre du corps enseignant lors de leurs différentes interventions médiatisées et qui, par un système assez perfide, conduit la masse populaire à se croire autorisée à exprimer des jugement d'une violence aigûe à destination des professeurs (comme en témoignent plus de la moitié des entretiens avec les parents d'élèves que j'ai assurés cette année : "oui mais tel prof est un incapable", "de toute façon vous, dans l'Education Nationale, vous ne travaillez jamais...").

Que penser  d'un gouvernement qui laisse s'enliser une situation déjà difficile, qui ne finance plus les moyens qui ont fait leurs preuves et qui revoit ses ambitions en matière de culture et d'éducation à la baisse

(faisons abstraction, si ça ne vous dérange pas, du projet de concert de Johnny (qui, soit dit en passant, a pourtant fait ses adieux à la scène pas plus tard que le mois dernier, à grand renfort de publicité, non?)
 pour le 14 juillet qui va creuser encore un peu le déficit et enrichir un peu plus notre "héros national" )

alors qu'il prétend haut et fort vouloir défendre des valeurs qu'il méprise pourtant ouvertement à travers ses différentes actions?

Je crois qu'il laisse pourrir une situation pour, d'ici quelques (petites) années, dresser l'inévitable bilan  :

 "L'école publique ne fonctionne pas, il faut la privatiser..."

Adieu l'ascenseur social, adieu l'égalité des chances, adieu les rêves d'éducation pour tous et l'utopie de la formation des masses adolescentes à l'exercice de leur esprit critique et de leur libre arbitre...

Peut être se rappelera-t'on alors avec nostalgie les heures que nous vivons aujourd'hui...

Devant la passivité de l'opinion publique face à ce qui se joue aujourd'hui dans l'éducation mais aussi la recherche, la santé, une seule pensée m'obsède :


Regrets éternels

C'était pourtant bien...


Suivie d'un sursaut :

Et si tout n'était pas encore définitivement joué?

Pour ma part, je table tout sur le fait que le rendez vous manqué ce printemps dernier sera reconduit et amplifié à la prochaine rentrée...

J'ai tellement espéré (que les Antilles sauraient nous inspirer...quelle admiration je voue à leur mouvement!)

Et je termine avec Rockin' Squat qui, en plus de tenir des propos intelligents, a le bon goût d'avoir une diction parfaite, qualité trop rare dans le monde du rap.

 


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